17 février 2008
Les axes de notre projet (3)
Pour l’éducation et la culture : le sous-équipement de nos établissements scolaires en terme d’outil informatique a été en partie comblé mais dorénavant, se pose la question de la rentabilité de cet équipement. Bien souvent, les salles informatique des collèges sont sous-utilisées alors que dans le même temps, des associations dont l’activité est reconnue (MJC par exemple) peinent à proposer un accès informatique de qualité. L’idée du Mouvement Démocrate est donc de mutualiser les ordinateurs des collèges avec des partenaires associatifs, en dehors des heures de cours et sous la responsabilité d’animateurs qualifiés.
Ce principe développé pour l’outil informatique peut même être envisagé sur d’autres champs d’action afin de favoriser la cohésion sociale. Les structures scolaires peuvent ainsi devenir des centres culturels polyvalents disposant des moyens qui font souvent défaut aux associations tout en mettant en contact des générations différentes. Les collèges seraient dès lors de véritables lieux de sociabilité où les investissements du Conseil général seraient rentabilisés. De là à penser qu’une telle mutualisation des établissements dans les zones rurales pourraient contribuer à éviter leur fermeture…
A ce sujet, il est important de lutter contre la politique actuelle qui tend à dégrader l’accès à l’éducation en prônant une rentabilité du service public et en se basant sur des statistiques démographiques toujours très fluctuantes et difficiles à cerner. Les fermetures annoncées ou prévisibles des collèges ruraux à court terme sont un drame pour nos territoires. Cela revient à obliger les familles ayant des enfants à vivre en zone urbaine ou à renoncer à leur offrir un accès à l’éducation, sauf aux plus aisées qui pourront payer les transports et autres frais incombant à une scolarisation éloignée du domicile familial. L’éducation est un droit, il est nécessaire de maintenir ce service dans nos territoires ruraux et la mutualisation des équipements scolaires est l’un des moyens pour y parvenir.
Mathieu KALYNTSCHUK.
16 février 2008
Les axes de notre projet (2)
Pour l’accompagnement social et l’insertion professionnelle : les deux thèmes sont complémentaires puisqu’on ne peut pas envisager une insertion professionnelle efficace sans accompagnement social de qualité. Le travail des intervenants dans les domaines de l’accompagnement social ou de l’insertion est conséquent mais demeure souvent isolé alors qu’il semble possible de l’associer étroitement à une politique locale.
Le Mouvement Démocrate propose donc une prise en charge directe et volontariste des personnes en difficulté. En effet, pour reprendre les mots de François Bayrou, « la société n’est pas quitte avec une femme, un homme, une famille, lorsqu’on lui donne une allocation ». L’idée, que beaucoup jugent – à tort – irréalisable, est celle d’un suivi effectif et réel des bénéficiaires des minima sociaux. Dans le cadre de cet accompagnement personnalisé, le Département pourrait proposer, en collaboration avec les partenaires associatifs, une activité aux usagers des aides pour faciliter leur retour à l’emploi, car chacun sait que les personnes en difficulté sont en crise de confiance et se pensent inutiles à la société, d’où leurs difficultés à se réinsérer. Bien entendu, cette activité donnerait lieu à un revenu complémentaire.
En mettant l’accent avec un suivi personnalisé sur les compétences, les capacités, les talents ou encore les passions des bénéficiaires des minima sociaux, tout le monde aurait à y gagner : les enfants à la sortie des écoles, les associations et les clubs qui manquent d’animateurs, les personnes qui ont des difficultés à se déplacer, les espaces naturels fragilisés par la pollution urbaine… RMIstes et autres individus aidés retrouveraient confiance en leurs possibilités et dignité, premier pas vers un retour à l’emploi. La société y verrait enfin une solidarité active, avec des résultats concrets.
Mathieu KALYNTSCHUK.
15 février 2008
Calendrier bien ordonné commence par soi-même
A Droite :
- mai /juin : étalage du luxe
- juillet : bouclier fiscal pour ceux qui en ont le moins besoin
- de juillet à février : annonces tous azimuts et souvent contradictoires
- enfin février : petite charité aux petites retraites, juste bien placée avant les élections
Quant au calendrier de Monsieur Estrosi, par exemple, il est tellement contraint, ce calendrier-là, que les services du ministère n’ont pas eu le temps d’avertir monsieur le ministre qu’ils étaient contraints, eux aussi, d’affréter un jet privé au prix de 138 000 euros.
A Gauche : c’est le calendrier des cumuls convoités.
Si on est député (dans le Doubs par exemple), il arrive qu’on annonce qu’on veuille être, en plus, conseiller municipal, plus président de la communauté d’agglomération, plus premier secrétaire du parti socialiste et plus si affinités...
Voilà qui nous interpelle.
Et lorsque Pierre Moscovici et Rachida Dati aboient tous les deux en même temps devant Arlette Chabot (c’était hier soir jeudi 14 sur France 2 dans l’émission A vous de juger), non seulement ils deviennent totalement inaudibles, mais ils ont le comportement que je déteste le plus.
Ils oublient le sens étymologique du mot « politique » qui est l’organisation et le souci de
En face d’eux, François Bayrou se distingue par son calme et sa grande classe. Il ne coupe la parole à personne et quand Arlette Chabot la lui donne, il s’attache à l’essentiel pour être entendu.
Quand la journaliste dit que la situation est dramatique pour N. Sarkozy, F. Bayrou fait remarquer avec pertinence que c’est pour les Français surtout qu’elle est dramatique !
Il signale en passant que sa propre mère ne touche que 550 euros par mois !
Heureusement qu’elle a un fils formidable !
Anerly JUILLARD NARBEL.
08 février 2008
Les axes de notre projet départemental
Je vous invite à cliquer sur le lien suivant pour découvrir en avant-première nos cartes de passage. Au cours de la semaine à venir, nous vous proposerons quelques détails supplémentaires sur ces axes. Premier thème ce soir.
Pour le développement économique et l'emploi : aide à la création d'entreprises pour la diversification professionnelle. Nous développons cet axe à partir d'un double constat : premièrement, nos cantons - particulièrement ceux du pays de Montbéliard mais pas seulement - reposent trop souvent sur la mono-industrie, particulièrement automobile, alors que cette industrie n'est plus forcément porteuse, en tout cas pour les travailleurs qui souhaitent demeurer sur le secteur. Il apparaît donc nécessaire de diversifier davantage le tissu économique local, en prenant à contre pied le concept de pôle de compétitivité qui à notre sens, n'est pas viable pour tous les acteurs de la filière.
Deuxièmement, il s'agit de poursuivre les efforts en matière d'aide à la création d'entreprise. Les départements ont des compétences limitées en ce domaine, pourtant il nous paraît essentiel de soutenir les créateurs d'entreprises, particulièrement les jeunes mais pas seulement, en leur proposant des formations adaptées (aide à la gestion comptable par exemple), ou encore en les sortant de leur isolement en encourageant la mutualisation des expériences. En coopération avec les acteurs existants, il est envisageable de favoriser l'emploi et de donner un nouvel élan à l'économie locale. Les projets aidés par le Conseil général devront cependant répondre à certains critères d'éligibilité, en premier lieu desquels le respect de l'environnement ou la durabilité de l'activité.
Si vous avez des réactions à cet axe, nous sommes à votre disposition.
Mathieu KALYNTSCHUK.
07 février 2008
Un record alarmant : le déficit commercial
Aujourd'hui viennent d'être publiés les chiffres du déficit du commerce extérieur français : plus de 39 milliards d'euros de déficit en 2007, le record précédant (2006) est pulvérisé de plus de 10 milliards !!
Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, explique que la facture énergétique est en grande partie responsable de ce déficit malgré la progression des exportations et un solde industriel à peine positif. Monsieur Novelli ajoute que les produits français ne sont pas assez vendus dans le monde et que la France souffre par ailleurs d'un manque d'entreprises moyennes, en comparaison avec l'Allemagne notamment.
On peut alors s'interroger sur ce manque cruel de PME/PMI. Depuis plusieurs années, l'Etat français - de gauche ou de droite - ne fait pas grand chose en direction des petits patrons, ces chefs d'entreprises moyennes qui sont bien souvent au coeur du dynamisme économique local. Au contraire même, ces derniers ont le sentiment d'être abandonnés par un Etat plus soucieux de les taxer (le dynamisme économique a un prix!) que de les aider. Loin des groupes de pression des grands majors économiques, les PME/PMI n'intéressent que trop peu nos politiques.
Inquiet de ce constat, le Mouvement Démocrate et ses représentants locaux prônent une réconciliation de l'économie et du social, trop systématiquement opposés dans le mode de pensée des hommes politiques : à gauche, le tout social est une vision qui n'est pas adaptée à notre système, à droite le tout libéral condamne les acteurs qui sont au coeur des filières économiques. La social-économie développée par François Bayrou et Jean Peyrelevade se concrétise ainsi par la possibilité pour les entreprises de créer 2 emplois sans charges car pour reprendre les mots du candidat à l'élection présidentielle de 2007 : " ce qui fait l'emploi, c'est l'entreprise. L'esprit d'entreprise et l'entrepreneur ". En outre, François Bayrou propose également de simplifier les contraintes administratives des entreprises, de les protéger fiscalement (exemption dégressive des premiers exercices bénéficiaires) et de leur réserver une part des marchés publics.
Vos candidats du MoDem dans le canton de Valentigney, tous deux enfants de petits entrepreneurs, sont fiers de leurs origines et se veulent porteurs des valeurs de la social-économie. Au niveau local, ils souhaitent donc une aide plus efficace à la création d'entreprise et favorisant la diversification professionnelle, notre canton comme ses voisins dépendant beaucoup trop de la mono-industrie qui abandonne progressivement son territoire.
Prochainement, vos candidats vont donc vous détailler leur projet et venir à votre rencontre pour en parler, le tout pour donner un nouvel élan au canton de Valentigney.
Mathieu KALYNTSCHUK.
05 février 2008
Sur le traité européen de Lisbonne
Vous en avez sans doute entendu parler, le traité de Lisbonne (13 décembre 2007) se propose de modifier le traité de Rome établissant une Constitution pour l'Europe (29 octobre 2004), ce dernier n'ayant pas été ratifié par la France et les Pays-Bas suite au "Non" obtenu lors des référendums respectifs dans ces Etats. A l'occasion de la consultation des Français, vous vous rappelez sans doute avoir eu entre les mains un texte expliquant le traité ou encore avoir entendu les différents politiques s'expliquer sur leur position envers le traité.
Le traité de Lisbonne ne donne pas lieu quant à lui à autant de tergiversations. En effet, d'une part les politiques sont presque à l'unanimité en accord avec ce traité, et d'autre part la ratification est faite par voie parlementaire, histoire de ne pas répéter les erreurs du passé et de s'exposer ainsi à un nouveau refus des Français.
Quelques voix s'élèvent contre ce procédé de ratification, à gauche ou au Mouvement démocrate, mais nos parlementaires précisent clairement qu'ils sont favorables au "oui" car il faut débloquer la situation institutionnelle de l'Europe.
Moi-même étant favorable à l'Union européenne, je me pose néanmoins deux questions sur ce traité. La première est en rapport avec le mode de ratification : est-ce bien raisonnable de proposer un vote à nos parlementaires, censés être les représentants des Français (alors que si c'était vraiment le cas, le Mouvement démocrate n'aurait pas que 3 sièges à l'Assemblée) et favorables au "oui", alors que la consultation par référendum avait montré qu'une majorité de votants étaient contre ? Les décisions d'une élite française - nos parlementaires - sont elles vraiment le reflet de ce que pensent leurs électeurs ? N'y aurait-il pas un divorce entre l'élite et la base ?
La seconde relève de la façon dont ce traité est "médiatisé" : pourquoi ne fait-on pas l'effort de nous adresser, à nous citoyens, des explications sur le nouveau texte, par exemple les changements entre la première version et la suivante ? J'entends déjà certains politiques me dire que "cela coûte cher" et nous savons bien depuis la conférence présidentielle de janvier 2008 que "les caisses sont vides". Monsieur Souvet l'explique clairement dans un article de ce jour dans L'Alsace - le Pays à propos d'un nouveau référendum : « Un nouveau référendum conduirait au même résultat. Un référendum, cela coûte cher. On ne peut pas se payer le luxe d’un nouveau référendum » (http://www.lalsace.fr/articles/show/id/155841?symfony=c9bfb3fad3f899ac4a76e306835c18c2). Je suis heureux de constater que monsieur Souvet s'inquiète des finances de l'Etat, ce n'est visiblement pas le cas de tous nos politiques...Mais je me demande quand même si le problème n'est pas ailleurs : peut-être qu'on ne préfère pas expliquer aux Français que les changements entre les deux textes sont finalement minimes. Et peut-être aussi qu'on ne souhaite pas en rajouter, déjà que la ratification parlementaire passe mal.
Une fois encore, je m'interroge sur le sens de la politique et sur la façon dont nos représentants "s'amusent" avec les citoyens. Si comme le pense monsieur Souvet, un nouveau référendum donnerait une victoire du "non", c'est peut-être qu'il faut encore réfléchir sur le sens de l'Europe. Mais je comprends bien que le temps presse, Nicolas Sarkozy ayant promis que la ratification de ce traité aurait lieu au plus vite (voir article de L'Express du 27/02/2007 ici : http://www.lexpress.fr/info/france/elysee_2007/actu.asp?id=9449). Et pour une fois qu'un politique tient une promesse...
Mathieu KALYNTSCHUK.
01 février 2008
Au plaisir des mots...
Au plaisir des mots à la mode : argent / laïcité etc…
Je suis une militante nouvelle dans un parti nouveau. Pourquoi ?
Parce que le Mouvement Démocrate est l’unique entreprise de renouveau politique en France actuellement.
Loin des mots qui flattent et tant pis pour les mots qui fâchent.
Prenons le mot : ARGENT.
Il est très désolant et très facile de dire qu’il suffit de « réconcilier les Français avec l’argent ». Qui d’entre nous ne l’est pas, plus ou moins, par avance ? Par conséquent, un tel slogan ne peut pas tenir lieu d’Idéal. Par définition.
Mais dire, par contre, qu’il faut réconcilier les gens avec la responsabilité citoyenne, avec la solidarité, avec la culture, avec l’enseignement, avec la recherche - fondamentale et appliquée -, avec l’entreprise, avec l’innovation, avec le risque, c’est d’une tout autre ambition que l’on parle, d’une tout autre forme de réussite !
Prenons le mot : LAÏCITE.
C’est, par essence, la séparation entre le privé et le public (que d’aucuns mélangent beaucoup).
Il y a deux choses qui relèvent du privé : l’amour et la foi.
Je ne vous parlerai pas ici de ma foi religieuse : c’est la vie privée !
Je ne vous parlerai pas ici de mes amours : c’est la vie privée !
Mais je vous parlerai sans timidité de mes idées sur la politique, sur la société : c’est la vie publique !
Tout le monde peut, tout le monde doit en parler. Cette vie-là n’est pas réservée à des professionnels de la politique.
Il n’y a pas d’impudence, il n’y a pas d’impudeur.
Il n’y a qu’un droit et un devoir de s’exprimer.
Et un devoir de ne pas tout mélanger !
Anerly JUILLARD NARBEL
30 janvier 2008
Quand politique rime avec quête de pouvoir
Les échéances électorales - municipales et cantonales les 9 et 16 mars 2008 - approchant, la vie politique dans le pays de Montbéliard s'anime. Et c'est tant mieux!! Simplement, je regrette la manière dont se passent certaines choses. Immaturité politique rime peut-être avec innocence - certains diront naïveté! - mais si je me suis engagé au sein du Mouvement démocrate, c'est avant tout car je porte des valeurs de respect, d'écoute et de disponibilité. Parmi les autres valeurs qui me sont chères, il y a aussi le combat contre la politique comme quête de pouvoir. Inévitable quand on joue dans la "cour des grands", au niveau national j'entends, je trouve cela regrettable au niveau local, quand les candidats semblent négliger les intérêts du territoire qu'ils défendent au profit d'un cumul excessif de mandats ou de pouvoirs.
Deux exemples locaux, et pas des moindres. Tout d'abord, la présence de Pierre Moscovici sur la liste de Daniel Petitjean aux municipales de Valentigney, ville où je réside et où je suis électeur. Si le soutien d'une telle pointure de la politique semble un véritable atout pour Mr Petitjean, il n'en demeure pas moins que les raisons de cette présence n'échappent à personne : notre député, non content d'avoir déjà beaucoup de travail à Paris, souhaite ainsi reconquérir la Communauté d'agglomération (CAPM), en plus de prétendre à la direction d'un Parti socialiste exsangue quand la place de François Hollande sera vacante. Sans remettre en cause les capacités de Mr Moscovici, que va t-il faire pour la commune de Valentigney au cours de son mandat de conseiller municipal s'il est occupé par sa députation, par la présidence de la CAPM et par son ambition de devenir le leader du PS ? Et en allant plus loin en étant "mauvaise langue", sera t-il présent régulièrement aux Conseils municipaux ? Je pourrais aller encore plus loin en évoquant la volonté de "rassemblement" de Mr Petitjean qui a soudainement disparu, mais non seulement je ne suis pas sûr qu'on lui ait laissé le choix, et d'autre part on pourrait me reprocher d'être aigri de ne pouvoir me présenter sur cette liste vu mon appartenance au MoDem alors que je préfère rester fidèle à mon combat contre la politique politicienne et qu'en plus, la préparation des cantonales m'occupe déjà beaucoup.
J'ai été un peu long à propos de Valentigney mais il faut dire que je connais un peu le sujet. Je ne voudrais pas qu'avec ces quelques lignes, on pense que j'attaque personnellement Mrs Petitjean et Moscovici, ce n'est franchement pas mon intention, je ne fais que pointer du doigt ce qui me gêne dans la politique actuelle, ce qui explique mon engagement et ce qui me pousse à poursuivre pour faire changer les choses. Et pour aller toujours plus loin, je peux d'ores et déjà affirmer qu'il y a de très fortes chances pour que j'accorde ma voix d'électeur à la liste portée par Daniel Petitjean. Paradoxal ? Je l'admets volontiers, et si je suis prêt à donner ma voix à la liste PS, c'est parce que je reste convaincu que Mr Petitjean peut faire du bon travail dans notre commune.
Le deuxième exemple, tiré d'une information parue dans le Pays aujourd'hui sur leur site internet, c'est la volonté - qui n'est toujours pas officielle - de Marcel Bonnot de se présenter sur une liste municipale de sa circonscription pour conquérir la CAPM. Décidément, cette communauté d'agglomération déchaîne toutes les passions! Ainsi, le député de la 3e circonscription du Doubs entend rejoindre une liste à Sainte-Suzanne, ou ailleurs. Et une fois encore, je m'interroge sur les bonnes volontés de nos politiques, qui cumulent les responsabilités et qui me font dire qu'ils contribuent à la mauvaise image de la politique aux yeux des électeurs. Peut-être que les taux d'abstention pour les scrutins des 9 et 16 mars prochains seront une fois encore élevés et qu'on entendra des voix souligner le manque d'investissement des inscrits pour les enjeux locaux. A moins que le problème ne soit inverse...ce dont je suis convaincu.
Mathieu KALYNTSCHUK.
29 janvier 2008
Politique générale...politique locale
Une rapide réaction à une information parue ce week-end dans la presse nationale, à savoir un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche : Ségolène Royal est jugée l'opposante la plus crédible à Nicolas Sarkozy (pour 28% des personnes interrogées), suivie de près par François Bayrou pour 25% des sondés. Ces chiffres qui - comme tout sondage - demeurent critiquables, montrent que l'opinion considère le récent Mouvement démocrate comme une alternative à la politique dominante. Il nous semble donc nécessaire que le MoDem obtienne une représentation digne de son influence au sein des institutions. Les clivages politiques ne sont plus les mêmes, le traditionnel débat entre la Gauche et la Droite n'a plus de valeur et nous espérons contribuer à un renouveau de la politique par notre action. Certes le chemin est encore long, les autres chiffres de ce sondage Ifop/Jdd le montrent : 63% des personnes interrogées estiment que François Bayrou ne peut être élu Président de la République. Il nous reste 4 ans et demi pour prouver aux Français qu'il en est capable et qu'il proposerait un nouvel élan pour notre pays, loin des promesses démagogiques ou des programmes ne tenant compte des réalités financières de la France.
Un mot de politique locale pour finir : vos représentants MoDem pour le canton de Valentigney, candidats aux élections cantonales des 9 et 16 mars 2008, ont assisté hier soir au Conseil municipal de Mandeure, commune dont le maire n'est autre que Joseph Tyrode, "adversaire" d'Anerly Juillard et de Mathieu Kalyntschuk en tant que suppléant de la conseillère sortante, Martine Voidey. Nous ne pouvons que saluer l'accueil que nous a réservé Mr Tyrode lors de l'assemblée municipale et la bonne ambiance apparente qui règnait au sein de ce Conseil. Prochains conseils au programme de vos candidats : Voujeaucourt (date non communiquée à ce jour) et Valentigney (jeudi 07 février). Par ailleurs, Anerly Juillard et moi-même poursuivons nos efforts pour rencontrer les acteurs sociaux et économiques du canton, puisqu'ils nous semble que l'écoute des intervenants locaux est essentielle pour représenter au mieux leurs intérêts et les intérêts de tout le département au sein du Conseil général.
Nous en profitons donc pour lancer un appel à tous ceux qui souhaiteraient nous rencontrer avant les échéances électorales : institutions, associations, entrepreneurs ou particuliers, nous sommes à votre disposition pour échanger sur vos préoccupations ou vos attentes.
Mathieu KALYNTSCHUK.
24 janvier 2008
Grève des enseignants et service minimum
Jeudi 24 janvier est jour de grève pour les fonctionnaires d'Etat, hospitaliers et territoriaux. A propos des enseignants, deux revendications animent le mouvement : la première pointe du doigt la rétractation du pouvoir d'achat des professeurs et la seconde porte sur la suppression de postes.
Les revendications sur le pouvoir d'achat sont dorénavant partagées par tous dans un contexte de morosité économique. Si certains pensent encore qu'elles sont exagérées, rappelons seulement que tous les enseignants ont au minimum un bac+4 (+8 en ce qui me concerne) et que peu de métiers offrent une rémunération si peu adaptée au niveau d'étude. J'entends déjà des voix parler de "longues vacances" ou de rythme de travail "tranquille", mais peu de personnes savent réellement ce qu'est le boulot d'enseignant : des préparations de cours pendant les vacances et les week-end pour mettre à jour ses connaissances et proposer des apprentissages de qualité aux jeunes gens, ou encore un investissement moral toujours plus intense face à des cas compliqués chez les jeunes (de plus en plus de dépressions sont signalées chez les élèves et le professeur ne peut pas rester insensible face à cette détresse). Inutile de se justifier cependant, beaucoup d'autres métiers connaissent une certaine pénibilité et c'est à l'instar de tous les Français que les enseignants réclament une juste revalorisation de leur salaire, et de leur image par conséquent.
Par ailleurs, la suppression de postes est un problème majeur dans l'éducation. Dans mon lycée, la plus petite classe de Seconde compte 32 élèves (c'est la mienne) et on me demande de trouver des solutions individuelles pour chaque élève dans le cadre d'une heure de module en demi-groupe. Une aide individualisée pour 16 élèves...à moins de me diviser en 16, je ne vois pas comment être efficace. C'est pour cela que j'ai proposé une aide individualisée par internet à mes élèves, soutien bénévole et donc non payé que je fournis en me mettant à leur disposition -par clavier interposé- le soir et le week-end. Mais bien pire à propos des effectifs, la situation des maternelles est préocuppante : 27 gamins de 4 ans chez les Moyens dans certaines écoles, jusqu'à 29 pour les Grands...Vous imaginez l'investissement que cela demande de s'occuper de près de 30 enfants de 4-5 ans ? Alors quand les conditions d'accueil de ces enfants ne sont pas optimales (chauffage, électricité), reprocher aux enseignants leur "décision prématurée" lorsqu'ils renvoient les élèves m'interpelle au plus haut point, surtout quand c'est l'occasion de constater que certains reproches sont fondés sur une méconnaissance du fonctionnement de l'école (heure d'accueil par exemple).
Venons-en au service minimum dans les écoles justement, à la charge des communes puisqu'il consiste en la mise à disposition du personnel municipal pour assurer la garde des enfants. Plusieurs voix se sont élevées contre ce système, notamment car réquisitionner des agents municipaux non formés est une aberration totale. D'autres solutions doivent être envisagées par le gouvernement, en premier lieu un effort d'écoute et d'action face aux revendications des fonctionnaires, qui se mobiliseraient moins souvent alors. Mais une fois encore, ce ne sont pas nos ministres et autres politiciens nationaux qui s'inquiètent de leur pouvoir d'achat...
Mathieu KALYNTSCHUK.
