18 février 2008
Droit de mémoire
L'information qui anime les médias depuis quelques jours est la décision de notre Président de la République d'associer, dès la rentrée scolaire 2008, chaque enfant de CM2 à un enfant tué durant la Shoah. Rappelons à toute fin utile que la Shoah est le terme utilisé pour désigner l'extermination des Juifs par les Nazis lors de la Seconde guerre mondiale.
L'initiative présidentielle a provoqué d'emblée de vives réactions, y compris de la part de certains de ses soutiens (Simone Veil par exemple). En tant que professeur d'histoire et jeune historien, je ne pouvais rester à l'écart de la question. Ajoutons que depuis l'annonce faite par Nicolas Sarkozy, des "aménagements" sont d'ores et déjà prévus, notamment le fait de confier cette mémoire des enfants victimes de la Shoah non plus individuellement (à un élève) mais collectivement (à une classe ou un groupe d'élèves).
Selon moi, cela ne change rien au problème car une fois de plus, la question qui est au coeur de ce type d'initative est la problématique de la mémoire. En effet, si l'on décide d'honorer plus particulièrement le souvenir des enfants tués lors de la Shoah, on peut se demander pourquoi on ne fait pas un effort similaire pour la mémoire des combattants de la Première guerre mondiale (les fameux Poilus) ou pour les patriotes qui ont lutté contre l'invasion de la France lors de la bataille de Valmy en 1792. Les exemples pourraient être multipliés, sans compter encore les revendications mémorielles de certaines communautés (Arméniens, Ukrainiens...).
Le problème est aussi de savoir si c'est aux politiques de déterminer ce qui doit faire l'objet de la mémoire collective dans le cadre des apprentissages scolaires. Certes, ils décident déjà des programmes scolaires via des pédagogues ou des spécialistes, mais sans doute moins directement que ne le fait notre Président depuis son élection. Mais le débat dépasse les clivages politiques puisque l'on peut en dire autant de la loi Taubira (2001) relative à l'enseignement de l'histoire de l'esclavage qui évoque la traite négrière comme un crime contre l'humanité, notion totalement anachronique pour l'époque.
Et quand j'entends François Hollande dire que "le devoir de mémoire, il faut le permettre, le favoriser [...]" (propos recueillis par Sophie Louet pour Reuters), je me permets de signaler au Premier Secrétaire du PS qu'il n'y a pas de devoir de mémoire mais plutôt un droit de mémoire, et qu'en outre l'Etat français protège les individus contre le négationnisme d'événements reconnus, tels que la Shoah, afin d'éviter toute dérive majeure à ce propos.
En outre, lorsque Xavier Darcos, Ministre de l'Education, souligne qu'un lycéen sur deux ignore ce qu'est la Shoah, justifiant dès lors la mesure du Président, je peux préciser également que la majorité des lycéens ignore aussi ce qu'est un citoyen athénien, qui est Jésus de Nazareth, quels sont les points communs entre les civilisations catholique, orthodoxe et musulmane, ce qu'est l'humanisme ou la Renaissance, quand a débuté la Révolution française et j'en passe! Le rôle d'un professeur d'histoire est justement d'apprendre ces événements aux lycéens. Alors le problème vient-il de l'absence de commémoration scolaire de la Shoah en classe de CM2 ou de l'effectif toujours plus nombreux des élèves dans une classe (vive les économies!) au détriment de la qualité des enseignements ?
Finalement, tout cela montre bien que les politiques sont trop coutumiers des décisions unilatérales, sans consultation préalable des acteurs concernés par ce type de questions, ce qui est bien regrettable.
Mathieu KALYNTSCHUK.
Commentaires
injustice racial
bonjour je recherche une personne qui puisse fair resortir un dossier donc j'etait la victime mai malgrée la reconnaissance des agresseurs'le procureur a ignorer mon innocence et ma condamner,a dplusieur annee de prison ferme,et a la fin de cette peinnes une tentative d'expultion a ete ordonner par mr sarkozi ministre des affaires etrangers avanc sa presidence.
tout celat au nez de tous de plus que j'ai une maladie rare et unique du coeur et que j'etait en attent d'organe qui a valut une abolition par jurisprudence de la double peine.pourrier vous me contacter ou me donner les aides possible pour que justice soit faite dans cette discrimination subite.malgres ma familles francaise et integre.pourrier me contacter mr martin jean paul ou autre responssable.je suit conseiller de quartier actuelment et ces souci identitaire m'enpeche de developer de l'employe .dans cette attente veuillez agéer mes respects les plus sincer.mr benammar mourad tel 06 60 52 63 86
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